Matthieu Ribollet

Jeudi 13 novembre 2008, par mens // Claudine Guillard

Matthieu Ribollet le premier époux de Claudine Guillard

La mère de Claudine décède le 26 octobre 1718. Son père (alors âgé de 50 ans) ne se remarie pas. Il tient seul avec sa fille le cabaret où il fait aussi le commerce du vin. Il décède en se noyant le 2 avril 1732 à Lozanne, en tentant de traverser l’Azergues à la nage.

Claudine a alors 25 ans. Elle ne restera pas longtemps seule ... Sa sœur Benoiste a épousé Pierre Ribollet par contrat du 27 avril 1718. C’est avec un frère de Pierre - Matthieu - que Claudine se marie le 5 novembre 1732 ; le contrat de mariage est établi par Maître Dugojard dès le 24 septembre. Mathieu est le fils de feu Antoine et de Catherine Tabard de Fleurieux sur l’Arbresle. Ce contrat précise que Pierre - chef de famille - donne 600 livres aux nouveaux époux au titre de la succession paternelle. Claudine en apporte autant.

Claudine tente d’accaparer l’héritage familial ; sa sœur Françoise - épouse du marchand Antoine Jolly - lui réclame la somme de 1.500 livres ainsi qu’une "garde robbe noyer à quatre portes et deux tiroirs fermant à clef" ; les jeunes époux se reconnaissent débiteurs et, s’engagent à remettre la garde-robe dans les six mois et la somme de 1.500 livres dans les trois années à venir.

Plusieurs actes d’origines diverses nous indiquent quelques activités du couple :

  1. Benoît Ramel - oncle maternel - tombe subitement malade le 10 octobre 1736 ; en l’absence de notaire, il fait appel à Salxe - curé de Lentilly - pour recevoir son testament ; il institue sa nièce Claudine pour héritière universelle, mais il ne décèdera que le 14 octobre 1740, et ce testament ne sera contrôlé à l’Arbresle que le 23 juin 1763 !
  2. lors d’une transaction commerciale le 29 mai 1737 Pernette Martinand veuve de Jean Mattegoutte verse 98 livres à Matthieu et Claudine.
  3. le 25 octobre 1738 Claude Ramel autre oncle maternel de Claudine solde à sa nièce l’héritage de son père François, soit 15 livres.

Ces trois actes étaient gardés par Claudine et furent retrouvés en 1764 lors de l’inventaire fait après son décès.

De la vie du couple on peut citer les actes suivants :

le 17janvier 1742 dans le presbytère de Lentilly - Maître Dugojard établit deux actes :

  1. le père de Claudine avait réalisé quelques achats (des terres ?) au chanoine Jean Micolier ; un litige est en cours en la sénéchaussée de Lyon, à propos de cette vente ; Jean Ramel et Pierrette Micolier époux et héritiers du chanoine donnent alors à Claudine et Matthieu la somme de 120 livres.
  2. les mêmes parties transigent encore sur la succession du chanoine et Claudine - Matthieu remettent aux époux Ramel la moitié d’un pré au territoire de la Planche et la moitié d’une vigne en Royvet, en l’échange desquels les époux Ribollet reçoivent 200 livres.

Quelques jours plus tard, le 21 janvier 1742 - Antoine Jolly et son épouse Françoise Guillard signent une reconnaissance de 800 livres en faveur de Matthieu et Claudine, puis une nouvelle de 120 livres le 8 mai de la même année.

Le 21 janvier 1742, les époux Ribollet empruntent 399 livres à messire Salxe - curé de la Tour de Salvagny. Il semble que le curé Salxe aussi bien à Lentilly comme vicaire et à La Tour de Salvagny comme curé ressemble étrangement à un usurier !

Claudine et Matthieu eurent trois enfants :

  1. Françoise (dite Françon) née le 24 février 1736
  2. Benoite née le 30 mai 1738
  3. Françoise-Marie née le 20 août 1740

Lors de la naissance de Françoise, le patronyme évolue en Riboulet.

Matthieu Ribollet décède à Lentilly le 2 novembre 1746. Afin d’assurer la protection des intérêts des enfants mineurs les scellés sont mis sur les meubles et effets du défunt à la réquisition de Maître Mailhard - procureur fiscal de Lentilly - le 13 décembre, et un inventaire des biens est réalisé. Un an plus tard, Claudine renonce à l’héritage de son époux, laissant le tout à ses filles.