Les traboules

Samedi 22 novembre 2008, par mens // Découvrir

D’après l’historien Amable Audin, le mot traboule vient du latin transambulare via le latin vulgaire trabulare « traverser », désignant un passage à travers des cours d’immeuble qui permet de se rendre d’une rue à une autre rue parallèle de la manière la plus directe qu’il soit.
Traboule est une expression lyonnaise et stéphanoise. On utilise également le verbe « trabouler » pour signifier se déplacer dans un dédale.
A Lyon, on dénombre environs 500 traboules. Elles se situent majoritairement dans les quartier du Vieux Lyon (215 cours et traboules recensées), de la Croix-Rousse (163 cours et traboules recensées sur les pentes) et de la Presqu’île (130 cours et traboules).

À la Croix-Rousse, les traboules sont plus récentes puisque issues de la construction des immeubles des canuts. Ces chemins permettent aux ouvriers et artisans de transporter les draps et autres pièces de textile (principalement de la soie) à travers la ville en restant à l’abri en cas de précipitations. Ils permettent également, depuis les "pentes", de gagner rapidement la Presqu’île en ligne droite, via des raccourcis. Ainsi, un grand nombre de traboules permettent d’accéder à la Montée de la Grande Côte.

C’est dans ce quartier que se trouve une des plus célèbres traboules, la Cour des Voraces, considérée comme lieu de mémoire (révolte des Canuts, Résistance, etc.). Mais également le remarquable Passage Thiaffait, devenu une vitrine commercial du savoir-faire lyonnais en matière de création.

De nos jours, les traboules se visitent, une quarantaine étant gratuitement ouvertes au public dans le cadre d’accords passés entre la commune et les particuliers. La ville de Lyon participe aux charges d’entretien, de nettoyage d’éclairage et à hauteur de 70 % aux travaux de restauration soumis par les propriétaires en échange d’une servitude de passage car ces lieux, la plupart du temps, demeurent privés.