Le 26 Juin 1791, l’assemblée primaire se réunit en la chapelle de la Trinité en Lesplozévet pour y élire quatre électeurs. Charles Le Guellec, Le Certen ainé et Yves Celton ayant été reconnus les trois plus âgés sachant lire et écrire, ont été nommés pour faire les billets de ceux qui ne savent pas écrire et dépouiller les scrutins. Le sieur Strullu était maire, le sieur Hénaff procureur de la commune, le sieur Malscouet juge de paix.
D’après la Constitution de 1791 [1], l’administration communale comprend un corps municipal, un maire, un procureur de la commune, les notables. La justice est rendue par le juge de paix élu pour deux ans. Le premier maire de Plozévet après la Révolution semble être Henri Strullu. En 1792, Charles Le Guellec signe premier officier municipal sur les registres de la mairie.
Un rapport de Lucas, greffier, en date du 16 Février 1792, mentionne Charles Le Guellec comme administrateur du district de Sainte-Croix (autrefois le conseiller d’arrondissement).
Le 2 Décembre suivant, à l’élection du juge de paix, il obtient 34 suffrages contre 113 à Jean Louis Mascouet qui fut élu. Charles Le Guellec accusa l’élection de nullité, sa motion fut repoussée. Jean Louis Mascouet eut comme assesseurs pour le canton de Flozévet : Alain Le Guellec de Kéristévet, Nicolas Roussel de Kerguinaou, Henri Strullu de Rubescou, Michel Le Quéré de Lesplozévet.
Dans les années suivantes Charles Le Guellec continue à être mêlé de très près à l’administration municipale. On note son nom dans la composition d’une séance municipale en date du 5 Fructidor An 6 ( 1797) : Président, le citoyen Charles Le Guellec, etc. En l’an 08 (1800), où l’on parle de l’ex canton de Plozévet (il comprenait Mahalon avec la trêve de Guiler, Landudec, Pouldreuzic avec la trêve de Labadan) Charles Le Guellec signe Percepteur.