La vie politique à Plozévet

Dimanche 2 novembre 2008, par mens // Charles le Guellec

Le 26 Juin 1791, l’assemblée primaire se réunit en la chapelle de la Trinité en Lesplozévet pour y élire quatre électeurs. Charles Le Guellec, Le Certen ainé et Yves Celton ayant été reconnus les trois plus âgés sachant lire et écrire, ont été nommés pour faire les billets de ceux qui ne savent pas écrire et dépouiller les scrutins. Le sieur Strullu était maire, le sieur Hénaff procureur de la commune, le sieur Malscouet juge de paix.

D’après la Constitution de 1791 [1], l’administration communale comprend un corps municipal, un maire, un procureur de la commune, les notables. La justice est rendue par le juge de paix élu pour deux ans. Le premier maire de Plozévet après la Révolution semble être Henri Strullu. En 1792, Charles Le Guellec signe premier officier municipal sur les registres de la mairie.

Un rapport de Lucas, greffier, en date du 16 Février 1792, mentionne Charles Le Guellec comme administrateur du district de Sainte-Croix (autrefois le conseiller d’arrondissement).

Le 2 Décembre suivant, à l’élection du juge de paix, il obtient 34 suffrages contre 113 à Jean Louis Mascouet qui fut élu. Charles Le Guellec accusa l’élection de nullité, sa motion fut repoussée. Jean Louis Mascouet eut comme assesseurs pour le canton de Flozévet : Alain Le Guellec de Kéristévet, Nicolas Roussel de Kerguinaou, Henri Strullu de Rubescou, Michel Le Quéré de Lesplozévet.

Dans les années suivantes Charles Le Guellec continue à être mêlé de très près à l’administration municipale. On note son nom dans la composition d’une séance municipale en date du 5 Fructidor An 6 ( 1797) : Président, le citoyen Charles Le Guellec, etc. En l’an 08 (1800), où l’on parle de l’ex canton de Plozévet (il comprenait Mahalon avec la trêve de Guiler, Landudec, Pouldreuzic avec la trêve de Labadan) Charles Le Guellec signe Percepteur.

P.-S.

[1] La constitution de 1791 : Face au roi, se dresse une assemblée de 745 membres, élue pour deux ans au suffrage indirect et censitaire. Seuls les citoyens « actifs », ceux qui paient une contribution égale à trois journées de travail, peuvent voter. Entre les deux pouvoirs, la séparation est très nette : l’Assemblée est investie du pouvoir législatif, le roi, du pouvoir exécutif ; chacune de ces deux autorités n’a en principe aucun moyen d’agir sur l’autre, à l’exception toutefois du droit de veto par lequel le roi peut s’opposer, pendant quatre ans au maximum, à l’application d’un texte. Les réactions au veto royal, la responsabilité politique des ministres que l’Assemblée établit progressivement par le biais de la responsabilité pénale, la dégradation de l’idée monarchique aboutissent, le 10 août 1792, à la suspension du roi et, le 21 septembre 1792, à l’abolition de la monarchie et à la proclamation de la République.