Exploitation

Jeudi 20 novembre 2008, par mens // Sainte-Foy-l’Argentière

Exploitation des mines de houille

« Depuis un temps immémorial il s’est tiré du charbon de terre dans la paroisse de Sainte-Foy-l’Argentière mais seulement dans la superficie. Ce qui fait que les charbonnières abandonnées sont une masse de charbon dans la profondeur. Le sieur Jars a été depuis le commencement de ce mois visiter ce terrein avec son fils élève des Mines qui conseille de faire une galerie pour faire écouler les eaux ce qui sera une dépense assez considérable mais qui assurera pour toujours l’exploitation de ces anciennes ouvertures pour fournir du charbon non seulement aux environs mais même dans la ville de Lyon, si par la suite l’on fait un chemin a charrette pour venir communiquer à l’Arbresle grande route de Paris, l’éloignement n’est que de trois lieues et c’est un des chemins que les intéressés ont supplié au sieur Deville après l’avoir visité » (A.D.R. 1 C 191, document daté du 12 mars 1755).

En fait la reprise de l’exploitation des mines daterait de 1740 et aurait été d’abord effectuée par Jean-Antoine Supieu, habitant de Sainte-Foy, qui les abandonne bientôt. Deux ans après elles furent entreprises par le sieur Dubu, bourgeois de la paroisse de Saint-Genis qui les fit travailler pendant environ deux années. Elles furent ensuite exploitées pendant trois ans par les intéressés aux mines de cuivre du Lyonnais qui en avaient obtenu la permission de M. l’Intendant.

Cette exploitation passa successivement entre les mains de plusieurs particuliers, le sieur Lefebvre bourgeois de Lyon les entreprit de nouveau mais l’abondance des eaux qui inondaient les ouvrages, le défaut de moyens suffisants pour les extraire, et différents procès qui survinrent entre les propriétaires et les ex-tracteurs en occasionnèrent l’abandon. M. Métra seigneur de la terre de Sainte-Foy et qui avait des mines de charbon dans ses propres fonds, les fit exploiter en vertu de la concession qui lui fut accordée par arrêt du Conseil du 16 Xbre 1770. Soit pour son compte seul, soit en associant à ses travaux le sieur Delorme et ensuite en traitant avec le nommé Picole, mais ces derniers arrangements ne furent pas de longue durée, car dans la même année le sieur Metra vendit la terre à M. le Comte Dufenoil qui devint en même temps propriétaire et concessionnaire, celui-ci attribua toutes ses mines pour 30 années aux sieurs Gemier et Delorme qui depuis cette époque en sont les entrepreneurs et en exploitent avec méthode, en les rendant utiles au public (Archives de l’Académie de Lyon, ms 120).