Déroulement des opérations

Samedi 15 novembre 2008, par mens // Ouessant, 1778

Déroulement des opérations

d’Orvilliers appareille le mercredi 8 juillet 1778. Il va croiser jusqu’au 23 juillet, date à laquelle la flotte de Keppel est aperçue. Les manœuvres continuent jusqu’au lundi 27 juillet à l’aube. Les Français vont nord-ouest, les Anglais à leur droite, marchant à l’ouest, en échiquier.

JPEG - 70 ko
L’escadre d’Orvilliers
se c onsacre aux évolutions compliquées (Paul Chack, Marins à la bataille, 1939 DR)

d’Orvilliers ordonne son armée de manière très classique. La première escadre, bleue et blanche, à l’avant-garde, la sienne, la blanche, au centre du dispositif et celle du Duc de Chartres, la bleue, à l’arrière-garde. Son armée semble mieux rangée que celle des Anglais et manœuvre mieux.
Les anglais se mettent en ligne, cap au sud-est ; d’Orvilliers vire en succession pour prendre le même cap. Quand l’escadre bleue anglaise commence à menacer son arrière-garde, il fait virer vent devant et en même temps ses escadres. De la sorte, l’escadre bleue est maintenant à l’avant-garde. Les deux flottes se croisent à onze heures, et l’artillerie commence à gronder.

La force du vent fait giter les navires. De la sorte les sabords des batteries basses françaises, où sont les plus gros canons, ne peuvent être ouverts sans risquer de faire naufrage. Les Anglais n’ont pas cette gêne, la gite de leurs navires est du côté opposé au combat, ils n’ont aucun souci pour utiliser leur batterie basse. Les canonniers français causant de gros dégâts aux mâtures anglaises.

A midi trente, d’Orvilliers voit que son avant-garde est au niveau du large vide entre les escadres blanche et escadre rouge anglaises. Il ordonne au Duc de Chartres de changer de cap afin de traverser la ligne anglaise en profitant du vide. Cela permettrait d’isoler l’arrière-garde anglaise ou bien de prendre le centre entre deux feux. Mais le Duc de Chartres ne réagit pas. [1] Quand il amorce sa manœuvre, il est trop tard, l’occasion est manquée. Le gros des troupes anglaises rallie ses bateaux isolés.

Keppel signale à son escadre rouge, celle de Palliser, de rallier. Celui-ci ne réagit pas. Il est vrai que son navire, le Formidable, a perdu son petit mât de hune et est quasiment dégréé. Pour finir, Keppel signalera en particulier, à chaque navire de l’escadre rouge, ses ordres, omettant le Formidable ...

Dans la nuit, la flotte adverse « file à l’anglaise »[2]. Les deux camps estiment avoir gagné puis font route vers leur base.

Les Français regagnent Brest, comptant 163 morts, 517 blessés et plusieurs bâtiments endommagés.

P.-S.

Notes :
[1] Selon les sources, il fait route vers le navire amiral, ou envoie une embarcation, pour recevoir des précisions
[2] C’est l’opinion des Français. Les Anglais, eux, affirment qu’ils ne quittent le champ de bataille, le lendemain, qu’après avoir constaté que les Français ne veulent pas reprendre le combat